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En avant première voici le programme des XIè Rencontres édition 2014 :

La classe ouvrière, c'est pas du cinéma.

Rendez-vous le 11 Février 2014 à l'Utopia ou vous pourrez retrouver dès aujourd'hui le programme complet ainsi que chez nos partenaires,

la Machine à lire,

BD Fugues,

Comptines,

l'Institut Cervantès, Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud Ouest,

la Clé des Ondes.

A bientôt !

Les XIè Rencontres Cinématographiques

Les XIè Rencontres Cinématographiques

La classe ouvrière c'est pas du cinéma! Alors, qu'est-ce donc?

La classe ouvrière, ce n'est pas seulement hier, même si conscience de classe suppose conscience d'une histoire. C'est l'histoire de Gabin dans sa locomotive et celle de Lantier dans son puits de mine. Celle de laCommune de Peter Watkins et celle de l'après-Mai 68 de Hervé Le Roux. C'est, aussi, celles du mineur mexicain de Silver City, du docker des quais de Marseille, des ouvrières et des ouvriers de Cellatex. C'est celle de la femme de ménage sans papiers de Los Angeles, celles deNorma Rae et de la caissière d'un supermarché de Gironde. C'est celle du commercial de France Télécom qui se suicide et celle d'Ariane Ascaride dans son HLM. C'est encore celles du traminot de Mexico et de la femme qui a pris la colère. C'est celles de l'ouvrière de Yéma et des grévistes de Lip, celles du technicien de chez Dassault et du fondeur de Fumel, du gemmeur de Gascogne et des brûleurs de Tanger? Le cinéma semble depuis peu se préoccuper davantage du «monde de l'entreprise» et satisfaire un désir croissant d'au moins une partie du public.

Alors qu'en est-il ? La réponse, les réponses ne sont-elles pas à chercher dans une profonde mutation de la classe ouvrière d'une part, dans une volonté politique délibérée de nier son existence d'autre part? Voici de quoi s'interroger, débattre, se mettre en mouvement avec des films, sans se faire de cinéma. C'est ce qu'ont entrepris, en 2004, l?association Espaces Marx Aquitaine et le cinéma Utopia Bordeaux, en inventant les Rencontres cinématographiques «La classe ouvrière, c'est pas du cinéma». Il était apparu nécessaire aux organisateurs de ces Rencontres de réfléchir sur la place que les «ouvriers», les «travailleurs», ceux de «la base» occupent aujourd'hui, et depuis plus d'un siècle, dans la production cinématographique. Il fallait tenter de répondre à quelques questions. Quelle représentation le cinéma donne-t-il du monde du travail? Quelle place accorde-t-il au vécu des travailleurs et à leurs luttes ?

Cent quarante films plus tard, davantage d'invités (réalisateurs, critiques, universitaires, militants) pour des débats, renouant avec le meilleur de la tradition des ciné-clubs, avec quelque douze mille spectateurs, les protagonistes de ce «festival qui dit ne pas en être un» ont mis en livre leur plaisir de cinéma, dans la poursuite d'un travail d'éducation populaire (Espaces Marx) et d'une programmation exigeante de chaque jour (Utopia).

Un «bilan d'étape» à l'occasion des dixièmes Rencontres, en février 2013.

le livre sur les Rencontres toujours en vente.

le livre sur les Rencontres toujours en vente.

LA CLASSE OUVRIÈRE C'EST PAS DU CINÉMA édition 2014

Dernière ligne droite pour nos XI ème rencontres animées par les militants de l'association Espaces Marx 33.

Elles débuteront ce 11 février à l'Utopia Bordeaux :

LA CLASSE OUVRIÈRE C'EST PAS DU CINÉMA

En avant programme une petite sélection de films parmi la vingtaine présentée pendant ces 5 jours :

Le 11 février de la Résistance et la Démocratie

Remarquable film documentaire : « Joseph Epstein, bon pour la légende » en présence de Georges Dufau-Epstein son fils qui nous parlera de son père né en 1910 au Bouscat, fusillé pour acte de résistance à l'age de 33 ans au Mont Valérien.

Résistant, communiste critique, il a été doublement fusillé : par les nazis certes mais ses positions, critiques à l'égard du stalinisme, une nouvelle fois par l'oubli.


Le 12 février Japon l'Empire rayonnant :

Nous aborderons de front avec deux spécialistes du Japon (Christine Lévy et Eddie Dufourmont) avec trois documentaires, Fukushima et ses conséquences écologiques, écologiques, sur les populations proches et éloignées et en conclusion un mangua (film d'animation) Gen (va-nu-pied) d'Hiroshima.

Le 13 février Le Brésil année du Mondial de foot et ou les luttes sociales sont fortes.

Et 1 le sport et 2 le travail et 3 la mémoire

Là aussi deux spécialistes du Brésil (Sylvie Debbs et Alain Hayot) nous accompagnerons et nous vous recommandons cette journée avec Garrincha, héros du Peuple film documentaire sur ce grand joueur de foot, ABC la grève qui mettra en lumière un syndicaliste nommé Lulla et un film sur la dictature militaire L'année où mes parents sont partis en vacances.

Vendredi 14 février : SCOP, mon amour ?

Journée consacré aux Scop, phénomène de crise et alternative ou pas au capitalisme. De nombreuse questions et débats avec Jacques Prades économiste et Marc Amorena de l'Union Régional des SCOP Aquitaine. Un très beau film Charbons Ardents sur l'occupation et la relance d'une mine par les mineurs et Marinaleda documentaire sur ce petit village andalou autogéré. Actuellement Juan Manuel Sanchez, maire de Marinelada, actuellement en prison pour fait révolutionnaire *.

Week-end hommage à deux grands cinéastes

Samedi 15 février 25 ans de Guédiguian sous réserve la présence de Gérard Meylan et animé par Christophe Kantcheff et Geneviève Sellier. Trois films dont Ki lo Sa de 1985 jamais distribué en salle.

Dimanche 16 février : L'intime et le politique dans les scénarios de Jorge Semprun

Costa Gavras est annoncé pour présenter ses trois films :

Section Spéciale (en écho à la journée du 11 février)

La guerre est finie

et Z

Sylvain Dreyer animera et présentera les débats pour ces trois films.

Tag(s) : #cinéma

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