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Soirée splendide hier 20 mars au Théâtre Fémina. On se serait cru à Bobino, à Paris, c'est dire.

Amicale, chaleureuse, bercée par la voix chaude, fraternelle de Maxime, des paroles apaisantes, humaines ou la poésie ne s'éloigne pas de la dénonciation de l'injustice, pour l'égalité, une soirée à l'image de la chanson Mon frère :

Toi le frère que je n'aurais jamais

Je suis moins seul de t'avoir fait

Pour un instant, pour une fille

Je t'ai dérangé, tu me pardonnes

Ici quand tout vous abandonne

On se fabrique une famille

Et en direct ci-dessous, du Fémina, 4 minutes de Maxime chantant Brassens

Maxime aujourd'hui image lointaine et flou, désolé.
Maxime aujourd'hui image lointaine et flou, désolé.

Maxime aujourd'hui image lointaine et flou, désolé.

En direct du Théâtre Fémina, hier

Maxime je suis "tombé dedans" dès 1969, avec sa Petite fugue interprétée avec sa soeur, Catherine Le Forestier.

Discrétion assurée de l'artiste. Je découvre d'ailleurs que le prénom de Maxime est plutôt Bruno et que nous avons juste deux ans de différence.

Beaucoup de ses chansons sont autobiographiques et le divorce de ses parents quand il avait 14 ans l'a profondément marqué.

Un sourire permanent, une vie secrète ou le partage, l'engagement, l'enfance, l'amour occupent dans son répertoire une place déterminante.

Maxime ne s'est pas enfermé dans le rôle du chanteur à message. Trop musicien, trop poète, trop modeste.

Mais Né quelque part est une des plus belles chansons antiraciste que je connaisse.

De Mon frère, voir plus haut en 1972,à San Francisco et la Maison bleue, l'Education sentimentale, La Rouille, Parachutiste, Comme un arbre, marquent à jamais la Chanson Française. Indémodable.

Un des albums les plus construit de ma discographie personnelle.

Mais ces chansons devenues mythique ne s'arrête pas là. Les jours meilleurs en 1983, Passer ma route en 1995 sont tout autant de rendez vous avec un public toujours fidèle et renouvelé.

Maxime musicien, ne ronronne pas. Inspiré par les rythmes du Monde, il a cotoyé tellement d'artistes que j'aime.

Georges Moustaki, bien sûr, Graeme Allright (et les chansons de Peete Seghers), Colette Magny (aujourd'hui trop oubliée), Julien Clerc, Serge Régianni, Catherine sa soeur, bien sûr et GEORGES BRASSENS évidemment.

Petit souvenir personnel :

C'était en 1974, nous participions à une fête comme à l'époque, plutôt politique ; un méchoui "révolutionnaire" auquel Maxime participait lui aussi en toute camaraderie.

Ce souvenir est aussi un hommage à la fraternité car lors de cette journée mémorable et militante, notre camarade Bernard Richard (militant anarcho-syndicaliste, (suicidé par désespoir devant les naufrages de la gauche en 1983 et d'autres choses, suicide ayant eu lieu dans la boîte ou l'on travaillait), petit hommage à ce combattant qui avait entre autres talents celui de jouer de l'accordéon.

Et Maxime était avec sa guitare ce qui nous valu un concert des deux musiciens autour de chansons anarchistes, de la Guerre d'Espagne et de la Commune.

Chansons de révolte et de colère que nous reprenions en chœur. Un régal.

Boum , badaboum, badaboum, bam bam (pour les amateurs).


Petit remerciement à la famille qui m'a offert la place m'ayant permis de participer à cette belle soirée. Générosité à l'image de la philosophie du partage de Maxime.

Tag(s) : #spécial copinage

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