Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Certes une conférence un peu longue à l'image de ce que décrit Gérald Bronner à savoir la nécessité du recul pour analyser et comprendre rationnellement et scientifiquement les informations sur les réseaux sociaux.

Pas seulement politiques mais de toute nature.

Les théories du complot ont l'avantage sur les rationnelles d'être immédiate en jouant sur nos visions grégaires, nos frayeurs et habitudes.

Le Temps là encore est notre allié et notre adversaire.

C'est un appel à la mobilisation de la Raison pour combattre ces théories qui rélève de la croyance plus que des faits.

https://www.youtube.com/watch?v=qoO0SXn9ekk&feature=share

Gérald Bronner

Gérald Bronner

Wikipédia

Gérald Bronner, né le 22 mai 1969 à Nancy1, est un sociologue français et un romancier2. Il est professeur de sociologie à l’Université Paris Diderot et membre de l'Institut Universitaire de France.

Sommaire

Biographie

Après avoir écrit une thèse sur les enjeux sociologiques de l’incertitude (qui a donné lieu à la publication d’un Que sais-je ?, L’incertitude) Gérald Bronner a été nommé maître de conférences à Nancy en 1998 où il a dirigé le département de sociologie pendant deux ans (1999-2001).

C’est en 2000, à l’occasion d’un congrès de l'Association internationale des Sociologues de Langue française qu’il rencontre Jean-Michel Berthelot et entame avec lui une collaboration de plusieurs années. Il codirige avec lui le comité de recherche 26 de l’AISLF qui deviendra en 2008 au congrès d’Istanbul : « Logique, méthodologie et théories de la connaissance » et dont il prendra la responsabilité. En 2003, il publie, aux PUF, L'empire des croyances, qui fut couronné d'un prix par l'Académie des sciences morales et politiques. En 2004, il rejoint la Sorbonne où il codirige, toujours avec Jean-Michel Berthelot, le Centre d'Etudes sociologiques de la Sorbonne. C'est à cette période qu’il est nommé au comité de rédaction de L'Année sociologique et que les Éditions Hermann lui demandent de fonder et diriger la collection « Société et Pensées » qui a publié une vingtaine de livres et des auteurs aussi différents que Jean Baechler, Michel Forsé, Maxime Parodi, Nathalie Bulle, Robert Leroux, Michel Messu, Pierre Moessinger, Dominique Guillo et une traduction inédite de textes d'Alfred Schutz. Il soutient, en 2006, une HDR dont le sujet est l'importation de la notion de biais cognitif vers la sociologie et qui sera publiée sous le titre L'empire de l'erreur.

En 2007, il est nommé professeur à l'université de Strasbourg3. En 2007, également, il est appelé au jury de l'agrégation de sciences économiques et sociales dont il assure la vice-présidence durant deux ans (2008-2010). En 2008, sa nomination à l'Institut universitaire de France lui donne l'occasion notamment de poursuivre ses travaux sur le continent américain et d'entamer une série de publications en langue anglaise et italienne. Il achève la rédaction d'un livre paru en 2011 chez Bardwell Press (Oxford) : The Future of Collective Beliefs.

En 2010, il reçoit le prestigieux prix européen des sciences sociales d'Amalfi pour son livre La pensée extrême (Denoël, Paris, 2009). Outre de nombreux articles dans les revues scientifiques internationales, il collabore régulièrement avec des revues grand public (Cerveau&Psycho, Le Nouvel Observateur, Sciences humaines…).

Depuis 2012, il est professeur à l'université Paris-Diderot (Paris VII) où il codirige le LIED (Laboratoire interdisciplinaire des Energies de Demain).

En 2013, il publie La Démocratie des crédules aux PUF, livre pour lequel il reçoit le Prix de la Revue des deux Mondes. La même année, il reçoit pour ses travaux le Prix de l'Union rationaliste.

Position théorique et thèmes de travail

Les travaux de Gérald Bronner portent sur les croyances collectives et plus généralement les phénomènes de cognitions sociales. Selon lui, la sociologie cognitive s’intéresse aux situations où il existe une hybridation entre les invariants cognitifs, les pentes naturelles de la pensée individuelle et les variables sociales, notamment le contexte culturel. Il a, par exemple, comparé la résistance au darwinisme dans la culture américaine et dans la culture française (cf. la Revue française de sociologie, 3, 20074). L'objectif de cette recherche était de débusquer les obstacles intellectuels à la réception du darwinisme en même temps que la façon dont ces obstacles se déclinaient dans deux contextes sociaux bien différents.

Ses enquêtes ont porté sur des sujets aussi divers que les mécanismes d’entrée dans une secte, la disparition de la croyance au Père Noël chez les plus jeunes, la perception du risque, la pensée extrême et la radicalisation dans le domaine religieux ou politique… Il cherche à contribuer à la formalisation de la statique et de la dynamique des représentations et des croyances sur la base d’expérimentations. Quels sont les processus qui conduisent des individus à endosser des croyances qu'elles soient spectaculaires ou non, quels sont ceux qui conduisent à les abandonner ?

Il a encore, sur la question des croyances collectives, proposé de cerner les enjeux contemporains du croire en examinant notamment les mécanismes spécifiques du marché de l'information sur Internet ou les rapports qu'entretiennent des énoncés légitimés par la science et ceux qui ne le sont pas. D’une façon générale, il étudie les déterminants du succès d’une croyance dans l’espace social. Il a notamment étudié dans l’un de ses derniers livres (L’inquiétant principe de précaution, Paris, PUF), les raisons du succès de ce qu’il nomme, avec son coauteur E. Géhin, le précautionnisme, c’est-à-dire la volonté d’appliquer inconditionnellement, et souvent avec un soubassement idéologique, le principe de précaution.

Il a également produit des travaux d'épistémologie des sciences sociales portant, d'une part, sur l'utilisation de la notion de rationalité et, d'autre part, sur les rapports que les sciences sociales entretiennent (ou n'entretiennent pas) avec les sciences cognitives et les neurosciences.

Ouvrages

Par ordre de date d'édition :

  • L’Incertitude, Paris, PUF (« Que sais-je ? »), 1997 (traduction en arabe : Éditions Oueidat, Beyrouth, 1999).
  • L’empire des croyances, Paris, PUF (« Sociologies »), 2003 (Prix Adrien Duvand, Académie des sciences morales et politiques, 2004).
  • Manuel de nos folies ordinaires (avec Guillaume Erner), Paris, Mango, 2006.
  • Vie et mort des croyances collectives, Paris, Éditions Hermann, 2006.
  • L’Empire de l’erreur. Éléments de sociologie cognitive, Paris, PUF (« Sociologies »), 2007.
  • Comment je suis devenu super héros, Les contrebandiers éditeurs, 2007 (roman).
  • Coïncidences. Les représentations sociales du hasard, Paris, Vuibert, 2007 (deuxième édition Paris, Vuibert, 2009).
  • La Pensée extrême, Paris, Denoël, 2009 (European Amalfi Prize For Sociology and Social Sciences – traduction en Italien : editions Piemme, Rome, 2011).
  • L’Inquiétant Principe de précaution (avec Etienne Géhin), Paris, PUF (« Quadrige »), 2010.
  • The Future of Collective Beliefs, Oxford, Bardwell Press, 2011.
  • La Démocratie des crédules, Paris, PUF, 2013.

Notes et références

  1. Bibliopoche.com : Gérard Bronner [archive]
  2. http://www.editionsbaleine.fr/search.php?search_query=bronner&submit_search=Rechercher [archive]
  3. Gérald Bronner - La sociologie à l'Université de Strasbourg [archive] - Faculté des Sciences Sociales
  4. La résistance au darwinisme : croyances et raisonnements [archive] sur le site du cairn [archive].
  5. « Deux Mondes pour Gérald Bronner » [archive], sur livreshebdo.fr,‎ 28 mai 2013 (consulté le 29 mai 2013)
Tag(s) : #Infos et divers

Partager cet article

Repost 0