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Nebraska

Comme quoi il faut écouter les bons conseils des amis ou les conseils des bons amis, c'est selon, croisés ce week end, toujours aux escales du livre (il se reconnaîtront, j'en suis sûr).

Du coup j'y suis allé et j'ai touché le gros lot …..

C'est un formidable film. En noir et blanc en plus du coup vous entrez à fond dans cette histoire.

Un road movie sans coup de fusil, sans sexe, mais tellement rock and roll avec une belle musique de film..

Le rêve américain vu à travers ce qu'on appelle des loosers, des petites gens, des vieux, issu du fin fond de l’Amérique.

Cette famille décalée qui va se construire à travers le rêve fou du vieux père, d'une mère tyrannique et de l'amour d'un fils tout aussi perdu dans ce monde est pleine de tendresse , de silence en un mot très attachante.

On assiste à un dynamitage de l'américan way of life.

Les héros semblant sortis tout droit du film les Raisins de la colère de John Ford.

Dépêchez-vous le film est encore à l'affiche.

Une famille américaineUne famille américaine

Une famille américaine

La critique de Télarama

Un vieil homme emmitouflé marche contre le vent sur le bord de la route. Woody Grant, septuagénaire alcoolo et un peu fêlé, a reçu un dépliant publicitaire lui promettant un million de dollars et il a décidé d'aller chercher son gain dans le Nebraska, à 1 500 kilomètres de chez lui. A pied s'il le faut. Sa femme a beau le traiter de vieux fou et ses fils lui ­expliquer qu'il s'agit d'une arnaque commerciale fréquente, il n'en démord pas : « Ils n'écriraient pas que j'ai gagné si ce n'était pas le cas. » Le cadet ­finit par accepter de l'accompagner en voiture. Début d'un voyage avec, en vrac, un dentier perdu, beaucoup de bières, un cimetière et des souvenirs révélateurs...

Bienvenue dans l'Amérique immobilisée par la crise, où les magasins ont fermé, et les habitants — des vieux et des chômeurs — passent le temps à regarder la télé ou les voitures qui passent. Le réalisateur de Sideways filme son Nebraska natal avec son habituel mélange d'ironie et de mélancolie. Ses cadrages sont aussi somptueux que le noir et blanc de son chef opérateur attitré, Phedon Papamichael : la beauté des images évoque les toiles d'Edward Hopper et les romans graphiques américains. Dommage que le scénario (dont, pour la première fois, il n'est pas l'auteur) soit un rien trop écrit. Mais, quand un vol dans une grange tourne à la mini-odyssée burlesque, les frères Coen ne sont pas loin.

Comme dans The Descendants, le réalisateur scrute les rapports parents-enfants. Cette fois, un fils (Will Forte, subtil et tendre) découvre tardivement les qualités, bien cachées, il faut dire, de son père (Bruce Dern, titubant et lunaire, Prix d'interprétation à Cannes). Pourquoi croit-il que son père est un loser ? Parce que sa mère, une sacrée mégère (June Squibb, géniale), le répète depuis des années ? Ou simplement parce qu'un crédule passe ­forcément pour un pauvre type dans le monde d'aujourd'hui ? Nebraska ­emprunte les routes balisées du « feel good movie », mais pour creuser un beau sillon : l'éloge de la candeur. — Guillemette Odicino

Tag(s) : #cinéma

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