Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Réunion Etienne Chouard
Réunion Etienne Chouard

Etienne Chouard et la République de l'Ormée !

Hier, en participant à la soirée avec Etienne Chouard, à l'espace Darwin, réunion organisée autour d'ateliers pratiques avc pour thèmes pour une nouvelle Constituante, quelle intervention et lquele contrôle citoyen, j'ai repensé à la République de l'Ormée (?????)

Késaco ?

Bordeaux au XVII è siècle
Bordeaux au XVII è siècle

Informé par un article publié dans la gazette de Bordeaux, je suis allé vérifié par moi même ce qui s'était passé en 1650 dans notre ville.

Étonnant, un siècle avant les révolutions US et Française, deux siècles avant la Commune de Paris, une République a émergée à Bordeaux pendant la Fronde.

L'Ormée , ainsi appelé parce que les citoyens se réunissaient sous les ormes, instaure un nouveau type de pouvoir urbain.

Reposant sur une assemblée de cinq cents personnes, un « conseil des trente », périodiquement renouvelable, et une milice, ils appliquent les prémisses d'une République …. sociale.

Pourtant n'est ce pas l'objet de nos réflexions sur la démocratie et le contrôle citoyen des élus, que nous traitions hier soir.
Sujet passionnant pour les 300 participants d'hier, planchant sur quelle constitution pour une meilleure gouvernance.

Pour information le PCF Gironde a conservé ce souvenir en intitulant son périodique culturel l'Ormée.

Mais quand il s'agit du Peuple, bien peu d'historien semble si intéresser, pourtant !.

Voir les articles des Archives Larousse et de Bordeaux Gazette joint.

Louis XIV terrassant la Fronde

Louis XIV terrassant la Fronde

Larousse Archives

Ormée (révolte de l'),

Episode révolutionnaire apparu au sein de la Fronde bordelaise (1651-1653).

L'Ormée est un mouvement radical qui émerge au milieu des luttes de factions dont Bordeaux est le théâtre dans les années 1649-1651, et qui tient son nom d'une place ombragée où des membres du « menu peuple » avaient pris l'habitude de se rassembler.

Issus de la petite et moyenne bourgeoisie des métiers et des offices, les ormistes s'organisent en confrérie, se dotant d'un symbole (une cocarde de paille) et d'une devise (Vox populi, vox Dei).

Dans leurs programmes (« Manifeste des Bourdelois », « Articles de l'Union »), ils formulent des revendications d'inspiration démocratique et égalitaire, où l'on reconnaît parfois l'influence des « niveleurs » anglais (faction radicale apparue au cours de la révolution anglaise de 1649). Invoquant les « antiques libertés » bordelaises, ils dénoncent tout à la fois la tyrannie fiscale du pouvoir central et la confiscation du pouvoir local par l'oligarchie marchande et parlementaire. Lorsque le parlement de Bordeaux, inquiet de la radicalisation du mouvement, veut interdire les assemblées, les ormistes s'emparent du pouvoir municipal, avec la complicité des agents de Condé (juin 1652).

L'Ormée tente alors d'instaurer un nouveau type de pouvoir urbain reposant sur une assemblée de cinq cents personnes, un « conseil des trente », périodiquement renouvelable, et une milice.

Face au blocus de la ville par les troupes royales, elle impose des mesures de « salut public » dont sont victimes les notables, suspectés de pactiser avec Mazarin.

Mais, paradoxalement, l'Ormée tire sa force de l'appui, non dénué d'intentions manipulatrices, de Condé.

Aussi, lorsque dans l'été 1653 ce dernier se rapproche de la cour, le sort de l'Ormée est-il scellé : les assemblées sont interdites, et Dureteste, son chef, est exécuté, mettant un terme à cette expérience de « république urbaine ».

Tag(s) : #Ballades et rencontres

Partager cet article

Repost 0