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Manifs parisiennes en février

Pour les amis parisiens, deux initiatives.

La première :

221e anniversaire de l’abolition de l’esclavage (4 février 1794)

Mercredi 4 février 2015
Un appel à l’occasion du 221e anniversaire de l’abolition de l’esclavage (4 février 1794) et de l'ouverture du Black History Month, l’association des amis du général Dumas et Claude Ribbe ainsi que dans le cadre de la 10 è semaine anticoloniale et antiraciste se déroulera une marche

Moi si j'étais parisien j'y participerai, tout en n'ayant pas forcément le même jugement que les auteurs de l'appel sur leur positionnement sur l'exposition Exhibit B, n'ayant pas vu l'exposition.
Ceci ne remet en rien en cause cette initiative reposant sur l'Histoire que certain réécrivent, c'est pourquoi je vous invite à participer à ces rassemblements à Paris.

La seconde :

Le 10ème anniversaire de la semaine anticoloniale et antiraciste

Samedi 28 Février 2015

Dans le cadre du 10ème anniversaire de la semaine anticoloniale et antiraciste est organisée une grande marche solidaires des peuples contre la guerre de civilisations, contre toutes les formes de colonialisme, de racisme et de fascisme.

221e anniversaire de l’abolition de l’esclavage (4 février 1794)

Mercredi 4 février 2015

à 18 heures précises devant le monument au général Dumas

Place du général-Catroux 75017 Paris

Métro Malesherbes ligne 3 bus 94

"En ce début 2015, la commémoration de la 1ère abolition de l'esclavage n'est pas un repli sur le passé. C'est notre avenir qui est en jeu. Le racisme, le mépris pour les Afro-descendants et les Africains de France, s'expriment désormais librement et cyniquement, comme on a pu le constater en décembre 2014 à l'occasion du zoo humain Exhibit B, imposé avec une violence inouïe au nom d'une prétendue "liberté d'expression".

La négrophobie est non seulement impunie, mais institutionnalisée et banalisée. Face à l'indifférence des institutions, il appartient à la communauté des Afro-descendants et des Africains de France de s'organiser.

La première des choses est de prendre en charge notre mémoire. C'est une question de dignité, et tout simplement de survie. Nous imposerons, conformément au souhait de la ville de Paris (voir fichier joint), l'ouverture, place du général-Catroux, d'un centre Dumas qui sera, plus qu'une simple "maison des outre-mer", un lieu dédié aux Afro-descendants et aux Africains de France.

Venez nombreuses et nombreux !" Claude Ribbe 4 février 1794, abolition de l’esclavage en France : cet événement historique – imposé par la révolte des esclaves de Saint-Domingue (depuis République d'Haïti), engagée dès le mois d’août 1791 – n’est pas une évidence car il est communément admis – et enseigné à l’école – que la date de l’abolition de l’esclavage est le 27 avril 1848.

En réalité, l’esclavage a été bien aboli par la Convention nationale le 4 février 1794 (16 pluviôse an II) et s’il y a eu une seconde abolition, c’est que l’esclavage avait été rétabli par Napoléon le 20 mai 1802, avec un début de génocide pour se débarrasser des récalcitrants.

La date du 4 février est souvent occultée car elle oblige à parler de Napoléon, à mettre en évidence le fait que ce sont les esclaves eux-mêmes qui se sont libérés. Cette abolition de 1794 ne prévoyait aucune indemnité pour les colons.

Alors que celle de 1848 la leur accorda en réparation du préjudice subi (la perte de leurs esclaves).

Depuis 1798, sur proposition du député Pierre Thomany, la République française a fixé au 4 février la commémoration de l’abolition de l’esclavage.

Cette décision, non abrogée, est donc toujours en vigueur.
Manifs parisiennes en février

Le 10ème anniversaire de la semaine anticoloniale et antiraciste

Samedi 28 Février à 14 h
Non à la guerre de civilisations Contre toutes les formes de colonialisme, de racisme et de fascisme Tous à Barbès le 28 février à 14 heures pour une grande marche solidaires des peuples

Le 10ème anniversaire de la semaine anticoloniale et antiraciste est organisée quelques semaines après la double tuerie de Charlie Hebdo et de l’Hyper Casher dans un contexte d'exacerbation du racisme : islamophobie, antisémitisme, xénophobie....

Nous devons être vigilant-e-s quant aux conséquences de ce tragique événement et devons combattre pied à pied tous ceux qui encouragent l’idéologie de la guerre de civilisation et érigent en guerre de religion les combats des peuples contre la colonisation et pour leur souveraineté.

Ceux qui instrumentalisent la religion, la transforme en arme de guerre et de haine pour imposer une stratégie de la terreur. Les interventions impérialistes en Afrique ou au Moyen Orient, et les monstres qu’elles créent dont les populations de ces pays sont les principales victimes, se succèdent alimentant le chaos, la déstabilisation du monde.

Contre la «guerre des civilisations» qui conduit à une catastrophe irrémédiable, c’est aux causes qu’il faut s’attaquer: il est urgent d’agir pour un monde d’égalité, de liberté, de justice, de paix et de démocratie !

Nous devons combattre le nouvel ordre colonial instauré par la mondialisation capitaliste. L’accaparement des terres, le pillage des ressources naturelles, la dette en sont les nouvelles formes.

La colonisation continue comme en Palestine ou au Sahara Occidental. En France, les pratiques colonialistes perdurent dans les Dom Tom comme en Nouvelle-Calédonie, à Mayotte ou aux Antilles.

Au Kurdistan en Tchetchénie, au Tamoul Eelam, et dans de nombreux pays, les peuples se battent pour leurs droits politiques, économiques, sociaux et culturels. Nous exigeons l’annulation de la dette et une politique étrangère respectueuse du droit international et du droit des peuples

Nous devons combattre ceux qui cherchent à construire un prétendu « ennemi intérieur » pour entretenir la peur. Les lois et mesures discriminatoires et sécuritaires stigmatisent les immigré-e- s, les « musulmans », les Roms, ou les sans papiers.

Ceux qui mènent la guerre aux migrants en Europe continuent à exploiter les peuples à travers la Françafrique et le soutien aux dictatures. Nous exigeons la liberté de circulation et d'installation, la régularisation de tous les sans papiers par une carte de 10 ans, la suppression du visa Balladur, le droit de vote et d'éligibilité des étranger-e-s à toutes les élections.

Nous n’oublions pas. Le ventre est fécond d’où sortent les monstres Il y a 70 ans, des milliers d’algériens étaient assassinés à Sétif et Guelma en Algérie par l’armée française le 8 mai 45.

Il y a 50 ans, Medhi Ben Barka était enlevé à Paris par des policiers marocains avec la complicité active des services français.

Depuis, des dizaines de militants anticolonialistes ont été assassinés en France sans qu’aucun assassin ou commanditaire ne soit inquiété.

Il y a 20 ans la France coloniale a instauré aux Comores le tristement célèbre "visa Balladur" responsable de plus de 10 000 morts au large de Mayotte ainsi que des milliers d'expulsions annuelles de Comoriens de l'île de Mayotte ! Il y a 10 ans, la loi du 23 février 2005 proposait d'imposer à l’Éducation nationale d'enseigner aux élèves le « rôle positif de la présence française en Afrique du Nord »

Il est urgent que la vérité soit faite et que justice et dignité soient rendues aux victimes du colonialisme et du racisme.

L’État doit reconnaître sa responsabilité dans ces crimes et envisager des réparations. Marchons contre la guerre de civilisation, pour soutenir les peuples en lutte contre le colonialisme, le néocolonialisme et l’impérialisme, et notamment les peuples palestinien, sahraoui, kurde.

Marchons pour l‘égalité des droits et la justice pour toutes et tous

Nous appelons toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans cet appel à se retrouver le samedi le 28 février à Barbès à 14 h pour une marche jusqu’à Belleville où se tiendra un village des peuples .
Réseau Sortir du Colonialisme
Tag(s) : #Infos et divers

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