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"Citoyens placez le drapeau Bleu, blanc, rouge aux fenêtres, nous nous occupons du reste."

Une injonction gouvernementale ? Pour masquer quoi ?

Non je ne le mettrai pas à ma fenêtre.

Je préfère descendre dans la rue, la rue que ce bon M. Hollande interdit aux forces progressistes mais qui ne sont pas dupes.

Pas dupes de sa politique guerrière et sécuritaire qui masque ainsi l'interdiction de manifester, remettant en cause notre Etat de Droit, escalade faisant l'impasse sur le mal qui ronge notre société : la misère sociale (voir les chiffres du chômage de novembre), politique appuyée par la Droite et l'extrème droite, acceptée, par la gauche officielle et au delà.

Tous ces partis sont responsables des abandons de nos quartiers, préférant les stigmatiser pour mieux agiter le spectre de la peur, payant electoralement.

Solidaires des victimes et de leur famille, doublement victimes, par l'hommage de la République officielle ayant abandonné sa véritable nature, celle d'être une République sociale.

"La République doit être laïque et sociale mais restera laïque parce qu'elle aura su être sociale".

Jean Jaurès

Symbole ?
La rue Montorgueil à Paris. Fête du 30 juin 1878

La rue Montorgueil, comme sa jumelle La rue Saint-Denis (Rouen, musée des Beaux-arts), est souvent vue comme une célébration du 14 juillet. En fait, elle est exécutée le 30 juin 1878 à l'occasion de la fête célébrant "la paix et le travail", décrétée cette année-là par le gouvernement. Cet évènement fait partie des festivités organisées à l'occasion de la troisième Exposition universelle parisienne, ouverte depuis quelques semaines, qui se veut le symbole du redressement de la France après la débâcle de 1870. Manifestation d'enthousiasme national, le 30 juin 1878 est aussi l'occasion de renforcer le régime républicain en place, encore fragile quelques mois seulement après les grands affrontements de 1876-1877 entre ses partisans et les conservateurs. Ce n'est que deux ans plus tard, en 1880, que le 14 juillet devient le jour de la fête nationale française.

Ce tableau offre une vision distanciée d'un paysage urbain, par un peintre qui ne se mêle pas à la foule, mais l'observe d'une fenêtre. Les trois couleurs que Monet fait vibrer sont celles de la France moderne.

La technique impressionniste avec sa multitude de petites touches colorées suggère l'animation de la foule et le flottement des drapeaux. C'est ce qui permet à l'historien américain Philip Nord d'estimer qu'elle s'accorde parfaitement avec la représentation du "moment républicain" qui marque l'émergence d'une société démocratique et son enracinement dans la France contemporaine. Avec ce tableau, Monet révèle un aspect caché de la modernité, dans le même temps qu'il fait presque oeuvre de "reporter".

Tag(s) : #Infos et divers

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