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Nous trois ou rien

Après le cirque électoral, revenons au cinéma et un magnifique film sur le sort d'une famille de réfugiés, fuyant une dictature, celle des ayatollahs du milieu des années 70 et les espoirs d'une révolution perdue, marquant l'échec d'une société Laïque en Iran pour le triomphe de l'irrationnelle politique religieuse.

Leurs parcours les amène dans la Patrie des Droits de l''Homme : si si la France, notre beau pays.

Ne rien n'attendre des pouvoirs.

Par contre tout est possible avec des réseaux politiques, associatifs et la prise en charge par les populations de ce que l'on appelait les grands ensembles de banlieue, (banlieue : banni du lieu, plus lointain que les faubourgs : faux, bourg, bref pas encore les Cités.

"Communiste un jour, communiste toujours", c'est un peu autour de cette maxime que ces héros ordinaires traversent le temps, de militants, contre le Shah, pourchassés par les ayatollahs, cette petite famille unie, fera son trou dans SON nouveau pays apportant par leurs convictions, le respect et le besoin de se rendre utile auprès de leurs nouveaux concitoyens et par ce biais, devenir pleinement citoyen français tout en restant citoyen du Monde.

Oui ce pays là, terre d'accueil, c'est bien le notre, notre tradition est bien inscrite dans cette ouverture à l'Autre.

Ce petit film dramatique est à de nombreux moments comique, tendre, fraternel et surtout plein d'énergie positive.

Critque de Télérama

SYNOPSIS

Dans les années 1970, en Iran, Hibat n'en peut plus du régime du Shah. Avec ses amis, il milite à ses risques et périls pour plus de démocratie. Il rencontre Fereshteh dont il tombe immédiatement amoureux. Ils se marient, deviennent parents. Hibat qui n'a pas arrêté ses activités est en danger car les répressions se font de plus en plus violentes. Il doit fuir le pays. Fereshteh veut absolument l'accompagner. Alors qu'ils laissent leurs parents en Iran, ils tentent de se construire une nouvelle vie dans une cité de la banlieue parisienne. Infirmière, Fereshteh est chargée d'éduquer les femmes de son quartier à la biologie...

LA CRITIQUE LORS DE LA SORTIE EN SALLE DU 04/11/2015

Peut-on être ému par un film où le chah d'Iran est incarné par Alexandre Astier (Kaamelott) ? Oui ! Dans ce conte tragi-­comique, l'humoriste Kheiron (comédien dans la mini-série Bref) raconte l'histoire vraie de ses parents. Opposants politiques aux régimes du chah, puis de Khomeyni, réfugiés politiques en France dans les années 1980, ils mettent toute leur énergie à mobiliser une cité de banlieue parisienne contre la violence et pour la médiation sociale. Porté par l'amour et l'admiration de ses héros, Kheiron ose des blagues de stand-up dans les moments les plus dramatiques, et ça marche. Il croit au brassage communautaire, s'incline devant la force et l'humour des femmes, qu'elles soient iraniennes ou de la Seine-Saint-Denis. Sa tendresse séduit. — Guillemette Odicino

Tag(s) : #cinéma

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