Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

"A propos du Ni droite, ni gauche " d'Emmanuel Macron

"Le Dieu noir et le Diable blond*

Ce jeune homme, chouchou des médias, au physique et profil de gendre idéal, roue de secours du hollandisme, se présente comme alternative alternative à Valls et au Valscisme.

En fondant son "Moi Je", pardon son E.M., En Marche, (ses propres initiales), il créé son mouvement dont il est le petit chef.

Les deux Emmanuel, enfants chéri du MEDEF, préparent leur prise de pouvoir libéral en attendant la fin du règne de François II, comme alternative aux vieilles badernes et autres porteurs de casseroles de la droite.

Ils nous ressortent au nom de la modernité (?), du changement , de l'adaptation à ce Monde qui bouge, le "ni droite, ni gauche" cher à l'idéologie fasciste (voir la note de lecture ci dessous).

En refusant de s'attaquer aux racines du mal (le capitalisme), ils recyclent l'idéologie d'extrême droite dans sa tradition on ne peut plus française, croyant inventer une nouvelle pensée.

Alors qu'en ce moment même le mouvement social renaît et se construit autour de la lutte pour la défense des droits sociaux, de la Démocratie et des valeurs républicaines, ces deux "jeunes" coqs nous enferment dans la logique antidémocratique de la Vè République, tournant le dos aux valeurs progressistes.

Car oui la gauche n'est pas la droite.

Il ne faut pas tout mélanger, le dialogue dans la Démocratie est utile, nécessaire pour le Vivre Ensemble, mais pas au prix de la remise en cause des valeurs qui la cimente.

C'est cela la frontière et ils l'ont dépassée.

Pour ceux qui aiment le cinéma :

* https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Dieu_noir_et_le_Diable_blond

"A propos du Ni droite, ni gauche " d'Emmanuel Macron

Ni droite ni gauche

. L'idéologie fasciste en France

ZEEV STERNHELL

Rarement livre aura à ce point été au cœur de tous les grands débats historiographiques, intellectuels et politiques depuis sa première parution en 1983. Il n’empêche : malgré la virulence du front du refus opposé dès l’origine par certains historiens, il s’est imposé comme une des références majeures pour l’histoire du fascisme et de la catastrophe européenne du XXe siècle.
De quoi s'agit-il?
Enfermés dans le schéma des trois droites (légitimiste, orléaniste, bonapartiste), nombre d’historiens soutenaient que la France avait été, par sa culture républicaine, rationaliste, universaliste et humaniste, immunisée contre le fascisme ; en sorte que le régime de Pétain, appuyé sur l’Action française, était un ultime sursaut de la droite légitimiste.
Zeev Sternhell fait exploser littéralement ce mur de l’oubli. D’abord, en révélant l’existence en France dès le XIXe siècle d’une droite révolutionnaire, organiciste, particulariste, irrationaliste, antidémocratique et antihumaniste (La Droite révolutionnaire 1885-1914. Les origines françaises du fascisme, Folio histoire n° 85).

Puis, avec cet ouvrage, en mesurant l’ampleur, dans l’entre-deux-guerres, de la contamination des intellectuels – quand bien même l’occupation nazie en fera basculer plus d’un dans la Résistance – par cette droite révolutionnaire et sa révolte contre la République et la démocratie.
Vichy, régime à beaucoup d’égards plus brutal et sanguinaire que le fascisme italien, est un pur produit de l’histoire nationale ; son essence se trouve dans cette droite révolutionnaire qui réussit à légitimer chez les meilleurs esprits l’idée qu’il fallait inventer une autre forme de communauté nationale autour du Chef et des chevaleries d’experts.

La guerre froide et l’enrôlement des intellectuels dans les deux camps effaceront chez les uns le souvenir des ces textes, voire blanchiront d’authentiques collaborateurs en penseurs libéraux.

Tag(s) : #lecture

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :