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JOSEPH ANDRAS, l'auteur de "De nos frères blessés" (Actes Sud) a annoncé sa décision 

DE NE PAS RECEVOIR SON PRIX  dans une lettre adressée à l'Académie Goncourt. en expliquant que cette distinction était contraire à sa conception de la littérature.

RESPECT !

 

 

Précipitez vous l'acheter alors !
Précipitez vous l'acheter alors !

Un beau geste !

Alger, 1956.

Jeune ouvrier communiste, anticolonialiste rallié au FLN, Fernand Iveton a déposé dans son usine une bombe qui n’a jamais explosée.

Pour cet acte symbolique sans victime, il est exécuté le 11 février 1957.
Il restera dans l’Histoire, comme le seul Européen guillotiné de la guerre d’Algérie.

Ce roman brûlant d’admiration, tendu par la nécessité de la justice et cinglant comme une sentence, lui rend hommage.

Joseph ANdras
Joseph ANdras

Agé de 31 ans, vivant en Normandie, Joseph Andras refuse de s'exposer dans les médias, avait expliqué lundi 14 mai lors de l'attribution du prix son éditrice Marie Desmeures.

Actes Sud a pris acte de la décision du romancier dans un bref communiqué.

"Hier, jeudi 12 mai 2016, Joseph Andras, lauréat du Goncourt du premier roman avec "De nos frères blessés" (Actes Sud), a remercié les membres de l'Académie Goncourt et fait savoir que sa conception de la littérature ne lui permet pas d'accepter toute distinction de cet ordre. Les éditions Actes Sud prennent acte de la décision de l'auteur".

"J'ai pris connaissance du prix "premier roman" attribué à "De nos frères blessés" par l'Académie Goncourt. Que ceux qui ont trouvé quelque intérêt à ce livre soient ici sincèrement remerciés -- il n'en reste pas moins que je ne peux l'accepter: la compétition, la concurrence et la rivalité sont à mes yeux des notions étrangères à l'écriture et à la création. La littérature, telle que je l'entends en tant que lecteur et, à présent, auteur, veille de près à son indépendance et chemine à distance des podiums, des honneurs et des projecteurs", a indiqué l'écrivain dans sa lettre à l'Académie Goncourt et dont l'AFP a obtenu une copie.

"Que l'on ne cherche pas à déceler la moindre arrogance ni forfanterie dans ces lignes: seulement le désir profond de s'en tenir au texte, aux mots, aux idéaux portés, à la parole occultée d'un travailleur et militant de l'égalité sociale et politique", a ajouté l'écrivain engagé.

Avant Joseph Andras, Julien Gracq est le seul lauréat à avoir refusé le Prix Goncourt, en 1951 pour "Le rivage des Syrtes" (Corti).

Aucun auteur n'avait encore refusé le Goncourt du premier roman, créé en 2009.

Tag(s) : #lecture

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