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Et qui a gagné ????
Et qui a gagné ????

Mohammed Ali ex Cassius Clay "the greatest", présenté en son temps comme un personnage folklorique, a été en plus d'être ce grand champion de tous les temps de la boxe et au delà le compagnon des luttes contre le racisme, la guerre du Vietnam, et les injustices sociales.


Son combat sur le ring s'est situé dans le prolongement de ceux qu'il a mené tout au long de sa vie.
Soyons sûr qu'à l'image de Martin Luther King, Malcom X, Mandela, l'ex boxeur noir, Cassius Clay, devenu pour des choix religieux et parce qu'il ne voulait plus porter le nom de son ancien maître (on attribuait aux esclaves et à leur descendants souvent comme patronymique celui de leurs maîtres), Mohammed Ali rejoindra leur panthéon dans la postérité, porté par ceux et celles qui se sont et s'identifient encore au combat pour l'égalité sociale et raciale à travers le Monde.

Un homme de conviction (voir sa déclaration lors de son refus d'aller combattre au Vietnam) qui avait le sens de l'humour (voir plus bas des citations entrées dans la légende du bonhomme) :

. «Il (Dieu) m’a donné la maladie de Parkinson pour me montrer que je n’étais qu’un homme comme les autres, que j’avais des faiblesses, comme tout le monde. C’est tout ce que je suis : un homme. » (interview en 1987).

L'homme aux poings levés est mort !

Citations

. «Je n’ai pas de problème avec les Vietcongs. Aucun Vietcong ne m’a jamais traité de nègre. » - En 1966, pour justifier sa décision de ne pas partir faire la guerre du Vietnam.

. «Ils ont fait ce qu’ils pensaient juste, et j’ai fait ce que je pensais juste. » - A propos de la volonté du gouvernement américain de le mettre en prison.

. «Je suis tellement rapide que la nuit dernière j’ai éteint la lumière, et j’étais au lit avant qu’il fasse noir dans la chambre. »

. «Vous dites que je ne suis pas l’homme que j’étais il y a 10 ans. Et bien, j’ai parlé à votre femme et elle dit que vous n’êtes plus l’homme que vous étiez il y a 10 ans. » - A un journaliste qui s’inquiétait de son âge avant un combat.

. «J’ai vu George Foreman faire du shadow-boxing et l’ombre a gagné. » - Avant le fameux «Rumble in the Jungle» de Kinshasa en 1974.

. «Joe Frazier est tellement moche que quand il pleure, les larmes font le tour et coulent derrière sa tête. » - A propos de Joe Frazier, un de ses grands rivaux.

. «Vous n’êtes pas aussi bête que vous en avez l’air, j’ai vu votre femme. » - Au président des Philippines Ferdinand Marcos avant le « Thrilla in Manila », son troisième et dernier combat contre Joe Frazier.

. «Je suis jeune, je suis beau, je suis rapide, je ne peux décemment pas être battu.Lui est trop moche pour être champion du monde. » - En conférence de presse avant un combat contre Sonny Liston.

«Vous croyez que le monde a été choqué par la démission de Nixon ? Attendez que je botte le cul de George Foreman. Je vole comme le papillon, pique comme l’abeille, ses poings ne peuvent pas toucher ce que ses yeux ne voient pas. Là, tu me vois, là tu me vois pas. George croit qu’il peut, mais je sais qu’il ne peut pas. Je me suis déjà battu contre un alligator, j’ai déjà lutté avec une baleine. La semaine dernière, j’ai tué un rocher, blessé une pierre, et envoyé une brique à l’hôpital. Je suis tellement méchant, je rends la médecine malade. » - Avant de reprendre son titre grâce à une victoire sur Foreman le 30 octobre 1974.

. «Est-ce qu’ils auront un autre boxeur qui écrit des poèmes, prédit les rounds, bat tout le monde, fait rire les gens, fait pleurer les gens, et qui est aussi grand et super beau que moi ? »

Banksi - Napalm
Banksi - Napalm

Sur la Guerre du Vietnam

Pourquoi me demandent-ils de mettre un uniforme, de me rendre à 15 000 kilomètres de chez moi et de larguer des bombes et des balles sur les peuples de couleur du Vietnam tandis que ceux qu’on appelle négros en Louisiane sont traités comme des chiens et ne bénéficient même pas des droits humains élémentaires ?

Non, je ne ferai pas 15 000 kilomètres pour aider au massacre et pour brûler une autre nation pauvre, simplement pour perpétuer la domination des maîtres esclavagistes blancs sur les populations de couleur du monde.

Voilà le jour où un tel mal doit prendre fin. On m’a prévenu qu’une telle posture me coûterait des millions de dollars. Mais je redirai ce que j’ai dit alors. Le véritable ennemi de mon peuple est ici. Je ne salirai pas ma religion, mon peuple ou moi-même en devenant un outil d’asservissement de ceux qui se battent pour leur propre justice, leur propre liberté, et pour l’égalité.

Si je pensais que la guerre allait apporter la liberté et l’égalité à 22 millions des miens, ils n’auraient pas à me recruter, je m’enrôlerais dès demain. Je n’ai rien à perdre en me levant au nom de mes convictions. J’irai en prison, et alors ?

Nous sommes en prison depuis 400 ans." -

Muhammad Ali (1967), Sur la question de savoir pourquoi il a refusé de se battre au Vietnam.

Tag(s) : #Infos et divers

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