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A la veille d'une nouvelle intervention militaire de nos pioupious impérialiste mais "socialistes". Un point d'histoire sur ce monument colonialiste pour le moins.

C'a c'est celui original d'Oran en Algérie.

C'a c'est celui original d'Oran en Algérie.

Le Monument Sidi-Brahim

1898 - Sculpteur: Jules Dalou

Périssac est le village natal du capitaine Oscar de Géreaux, mort en héros à Sidi-Brahim en Algérie lors du combat livré le 24 septembre 1845 par les chasseurs contre les troupes de l'émir Abd-el-Kader. Pour commémorer la bravoure des soldats, un monument est érigé à Oran en 1898. Il avait la forme d'un obélisque élancé, portant à son sommet une gloire offrant la palme du martyre. Sur une socle, une France tenant un drapeau est agenouillée.

En 1962, l'Algérie devient indépendante et le problème de la sauvegarde de ce monument se pose. Les trophées de bronze du monument sont transférés en France et le monument conçu par l'architecte Jules Dalou selon le projet de François Courrech est inauguré le 10 juillet 1966

Vision héroïque à la gloire de la "pacification" en Algérie contre la Résistance populaire.

Vision héroïque à la gloire de la "pacification" en Algérie contre la Résistance populaire.

Les Français, commandés par le lieutenant-Colonel Montagnac, avaient engagé à la légère le 8e bataillon de chasseurs à pied et le deuxième escadron du 2e régiment de hussards contre les troupes de Abd El-Kader.

Imprévue, la rencontre tourna mal pour les troupes françaises. Après un premier combat, elles furent réduites de 450 à 82 chasseurs et hussards face à 10.000 combattants de l’émir. Acculés, les chasseurs de la compagnie de carabiniers se réfugièrent dans un marabout d'où ils repoussèrent tous les assauts.

Après plusieurs jours de siège, les hommes, sans eau, sans vivres, à court de munitions, en furent réduits à couper leurs balles en morceaux pour continuer à tirer.

L'émir Abd El Kader fit couper la tête du capitaine Dutertre, fait prisonnier et amené devant le marabout pour exiger la reddition des chasseurs. Malgré tout, Dutertre, avait eu le temps d'exhorter les survivants à se battre jusqu'à la mort. Lorsque l'émir demanda au clairon français, Guillaume Rolland, de sonner la retraite, celui-ci n'en fit rien et sonna la charge. Lors d'une de ces demandes de reddition, un chasseur répondit « merde » à l'émir. Les survivants, n'ayant plus de munitions, chargèrent à la baïonnette. Ils percèrent les lignes ennemies et, sur les 80 survivants, 16 purent rejoindre les lignes françaises (5 moururent quelques jours plus tard). Seuls 11 chasseurs sortirent vivants de la bataille. Le caïd de Nedroma, Nekkach, recueillit une partie au moins des survivants et refusa d'ouvrir les portes de sa ville aux troupes de l’émir.

Autre vision héroïque

Autre vision héroïque

Et pour finir l'image d'un assassin criminel de guerre je cite :

15 mars 1843: De Montagnac:

« Anéantir tout ce qui ne rampera pas à nos pieds comme des chiens. » (Algérie)

Officier durant la conquête de l'Algérie, le lieutenant-colonel de Montagnac écrit à Philippeville le 15 mars 1843 : « Toutes les populations qui n'acceptent pas nos conditions doivent être rasées. Tout doit être pris, saccagé, sans distinction d'âge ni de sexe: l'herbe ne doit plus pousser où l'armée française a mis le pied. Qui veut la fin veut les moyens, quoiqu'en disent nos philanthropes. Tous les bons militaires que j'ai l'honneur de commander sont prévenus par moi-même que s'il leur arrive de m'amener un Arabe vivant, ils recevront une volée de coups de plat de sabre. [...] Voilà, mon brave ami, comment il faut faire la guerre aux Arabes : tuer tous les hommes jusqu'à l'âge de quinze ans, prendre toutes les femmes et les enfants, en charger les bâtiments, les envoyer aux îles Marquises ou ailleurs. En un mot, anéantir tout ce qui ne rampera pas à nos pieds comme des chiens. »

Sources :

Lieutenant-colonel de Montagnac, Lettres d'un soldat, Plon, Paris, 1885, réédité par Christian Destremeau, 1998, p. 153 ; Alain Ruscio, Y'a bon les colonies, Autrement n° 144, Oublier nos crimes, avril 1994, p. 41.

Un criminel de Guerre

Un criminel de Guerre

Tag(s) : #Ballades et rencontres

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