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Connaissez vous les Rencontres "La classe ouvrière c'est pas du cinéma" se déroulant depuis 2004 à l'Utopia Bordeaux ?

Quelque soit votre réponse, 2013 a été marquée par la sortie d'un livre collectif sur l'histoire des Rencontres.

Il n'est pas trop tard pour l'acheter si ce n'est déjà fait.

L'Utopia Bordeaux le cinéma des Rencontres

L'Utopia Bordeaux le cinéma des Rencontres

Le livre des Rencontres

Le livre des Rencontres

La classe ouvrière c'est pas du cinéma

Edition Syllepse Collection "Côté cour"

Coordinateurs: Claude Darmanté, André Rosevègue, Cécile Renaut, Jean-Pierre Lefèvre

Pages : 124 pages
Format : 160 x 240
ISBN : 9782849503805

Prix 10 €

La classe ouvrière c'est pas du cinéma ! Alors, qu'est-ce donc ? La classe ouvrière, ce n'est pas seulement hier, même si conscience de classe suppose conscience d'une histoire.

C'est l'histoire de Gabin dans sa locomotive et celle de Lantier dans son puits de mine. Celle de la Commune de Peter Watkins et celle de l'après-Mai 68 de Hervé Le Roux. C'est, aussi, celles du mineur mexicain de Silver City, du docker des quais de Marseille, des ouvrières et des ouvriers de Cellatex. C'est celle de la femme de ménage sans papiers de Los Angeles, celles de Norma Rae et de la caissière d'un supermarché de Gironde. C'est celle du commercial de France Télécom qui se suicide et celle d'Ariane Ascaride dans son HLM. C'est encore celles du traminot de Mexico et de la femme qui a pris la colère. C'est celles de l'ouvrière de Yema et des grévistes de Lip, celles du technicien de chez Dassault et du fondeur de Fumel, du gemmeur de Gascogne et des brûleurs de Tanger. Le cinéma semble depuis peu se préoccuper davantage du « monde de l'entreprise » et satisfaire un désir croissant d'au moins une partie du public.

Alors qu'en est-il ? La réponse, les réponses ne sont-elles pas à chercher dans une profonde mutation de la classe ouvrière d'une part, dans une volonté politique délibérée de nier son existence d'autre part ?

Voici de quoi s'interroger, débattre, se mettre en mouvement avec des films, sans se faire de cinéma. C'est ce qu'ont entrepris, en 2004, l'association Espaces Marx Aquitaine et le cinéma Utopia Bordeaux, en inventant les Rencontres cinématographiques « La classe ouvrière, c'est pas du cinéma ». Il était apparu nécessaire aux organisateurs de ces Rencontres de réfléchir sur la place que les « ouvriers », les « travailleurs », ceux de « la base » occupent aujourd'hui, et depuis plus d'un siècle, dans la production cinématographique. Il fallait tenter de répondre à quelques questions. Quelle représentation le cinéma donne-t-il du monde du travail ? Quelle place accorde-t-il au vécu des travailleurs et à leurs luttes ?

Cent quarante films plus tard, davantage d'invités (réalisateurs, critiques, universitaires, militants) pour des débats, renouant avec le meilleur de la tradition des ciné-clubs, avec quelque douze mille spectateurs, les protagonistes de ce « festival qui dit ne pas en être un » ont mis en livre leur plaisir de cinéma, dans la poursuite d'un travail d'éducation populaire (Espaces Marx) et d'une programmation exigeante de chaque jour (Utopia).

Un « bilan d'étape » à l'occasion des dixièmes Rencontres, en février 2013.

Il nous reste quelques exemplaires de cet ouvrage. Alors n'hésitez pas à me les commander.

Prix 10 €

filmographie des 9 premières éditions des Rencontres

Photos Bruce Milpied

BD Bruno Loth et plein d'autres surprises cinématographiques.

Images spectaculaires de Kashima Paradise film de Yann Le Masson disparu cette année.

Images spectaculaires de Kashima Paradise film de Yann Le Masson disparu cette année.

Tag(s) : #cinéma

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